La lune peignait ses cheveux...


La Lune peignait ses cheveux avec un démêloir d'ébène(1993)

Oeuvre pour guitare acoustique.














Frédéric Kahn a en outre composé une œuvre de musique contemporaine pour guitare seule où il a cherché à épuiser les possibilités sonores de l’instrument sans le détourner cependant de sa fonction d’instrument acoustique: la Lune peignait ses cheveux avec un démêloir d’ébène , première strophe du poème le Fou, du troisième Livre des fantaisies de Gaspard de la nuit. Cette composition sur des motifs constitués par une grande variété de modes de jeux à l’expressivité inattendue utilise les capacités de résonance de l’instrument est avant tout une démarche sonore, antérieure à Ainsi s’acheva le rêve :

« (…) le guitariste est l’interprète d’une musique dont l’écriture s’appuie non seulement sur les structures fondamentales du son (dynamique, timbre, hauteur, durée, intensité, attaque…), mais aussi sur sa poétique, sa force expressive. L’esthétique privilégiée de cette pièce est celle d’une musique sonique, musique des morphologies, qui joue du matériau même du son et de son espace réel et virtuel, d’une musique sculptée : héritage de la démarche expérimentale de la musique concrète et électroacoustique, et transposition dans l’univers instrumental des techniques acousmatiques, de leurs gestes virtuels et de leurs effets inouïs. » (propos recueillis auprès de Frédéric Kahn)

L’extrait de partition ci-dessous, inédit, est très éloquent par rapport à la démarche du compositeur. L’œuvre de Frédéric Kahn montre à quel point les poèmes et l’univers du poète Aloysius Bertrand sont une source d’inspiration inépuisable, y compris dans le sens de la recherche de nouveaux langages.

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